EPFL : imprimer d'abord, choisir le métal ensuite
Une équipe de Lausanne imprime un hydrogel, puis le transforme en fer, en argent ou en cuivre. Le procédé est prometteur, mais encore lent.
L'idée vient du laboratoire ALCHEMY de l'EPFL, dirigé par Daryl Yee, et a été publiée dans Advanced Materials à l'automne 2025.
La pièce est d'abord imprimée dans un simple hydrogel, par photopolymérisation en cuve. Elle est ensuite imprégnée de sels métalliques, qui deviennent des nanoparticules. Ce cycle se répète 5 à 10 fois. Un chauffage final élimine le gel et laisse un objet en métal ou en céramique.
L'intérêt : le matériau se choisit après l'impression. Les chercheurs ont réalisé des structures gyroïdes en fer, en argent et en cuivre.
Le retrait tombe à environ 20 %, contre 60 à 90 % avec les méthodes antérieures. Les pièces supportent environ 20 fois plus de pression.
Ce n'est pas encore une solution d'atelier. La matière reste en partie poreuse, et les imprégnations répétées prennent du temps. L'équipe veut augmenter la densité et automatiser le procédé avec un robot. Elle vise les capteurs, le biomédical et l'énergie.
Tu fais de l'impression 3D métal ? Garde ce procédé en veille, mais ne change rien à ton parc pour l'instant.